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Facebook présente : 1984 is now…

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Tout part d’une photo. Une photo où l’on voit une ribambelle de journalistes/spécialistes en IT bien calés dans leur siège, un casque de réalité virtuelle vissé sur le crâne. À leur côté, marchant la vue libre, surveillant ses sbires, Mark Zuckerberg, le grand patron de Facebook.

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Le fameux cliché

“Cool ! la technologie est en marche !”, “Enfin les casques à réalité virtuelle !”, “Trop bien !”… Ce sont quelques commentaires émis par quelques jeunes étudiants adeptes des réseaux. Sauf que moi, et bien cette photo me dérange. On veut nous faire croire à un monde merveilleux mais est-ce vraiment le cas ? Petite analyse en trois parties.

Liberté : Si l’on est bien entendu libre de retirer le casque quand on le veut, on ne l’est plus lorsque l’on a ce type de dispositif fixé sur le crâne. En effet, rappelons qui présente ces casques : le patron de Facebook. Or, qui mieux que Facebook représente une absence totale de liberté. En effet, n’oubliez pas la censure omniprésente, un contrôle unilatéral et abusif des conditions d’utilisation, une absence totale de garantie de la vie privée… Alors que l’on pourrait en effet espérer une aubaine pour tout un tas de développeurs indépendants qui pourraient créer un tas d’applications originales, voire utiles. Mais qui pourraient aller à l’encontre d’un contrôle des contenus ou qui permettraient un accès libre à des contenus qui pourraient être monétisés. Oh non alors ! Surtout ne pas permettre aux gens d’accéder gratuitement à tout et n’importe quoi. En tout cas Facebook ne le veut pas. Surtout pas ! Ce qui nous amène naturellement à la deuxième partie de notre analyse.

Égalité : Tout d’abord il faudra se payer l’objet. Et ça tout le monde ne le pourra pas. Enfin au début. Puis ce sera comme le smartphone. Oh non on ne démocratisera pas le prix mais on rendra le bidule indispensable ou presque. Encore de quoi gréver un peu plus le budget des foyers. Et puis bien sûr il y aura la manne actuelle des éditeurs sans vergogne : les achats de contenu complémentaire. Moins de pub pendant 15 jours ? 49$. Mettre en avant un contenu de manière à ce que plus de 10% de son entourage y ait accès ? 5$ par jour… Clairement il y aura ceux qui ont les moyens de se payer les services premium et les autres. Et bien entendu on vous créera un besoin inutile. Abonnez-vous pour 25$ par mois et vous aurez un accès illimité à 3 films en 3D. Il est évident que grâce à la liberté très contrôlée vue plus haut, on ne sera pas égaux face au libre arbitre. Ce qui est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui. Mais le phénomène pourrait s’amplifier grâce à ces véritables oeillères empêchant de sortir du monde extérieur. Ce qui fait une transition parfaite pour notre troisième paragraphe.

facebook-1984-prisonnierFraternité : La photo parle d’elle même. Chaque protagoniste est enfermé dans sa bulle. Il lui est impossible de communiquer avec l’extérieur (si ce n’est par le truchement du système contrôlé par le grand gourou Zuckerberg). Plus d’entraide, plus d’échange, plus de découverte de l’inconnu. On est tellement occupé à répondre à la dernière enquête du type “Es-tu plutôt Gandalf ou Dark Vador” et à cultiver ses tomates dans sa ferme virtuelle qu’on ne prend même plus la peine d’aller voir la réalité, d’aider son prochain en participant aux associations locales (si ce n’est en faisant un don au 8 12 12, 15% du montant étant reversé à l’asso, le reste au prestataire de service)… On commandera exclusivement en ligne via des plateformes qui ne visent qu’une chose : le profit (au détriment de vos chers producteurs locaux). Alors bien sûr on pourra retrouver ses amis de l’école qu’on n’avait pas vu depuis 25 ans. Mais quelle part auront ces personnes par rapport à vos pseudos amis virtuels ? Encore une fois. Ce phénomène n’est pas nouveau. Mais il ne fera que s’amplifier.

Alors oui, je sais, c’est une vue plutôt dystopique de ce phénomène. Mais je trouve que ce cliché n’évoque rien de bon. Un système orwellien où la masse est conditionnée, confinée dans un univers entièrement contrôlé par quelques uns. On pourrait presque me qualifier de complotiste notoire (système contre lequel je lutte pourtant au quotidien). Mais je tiens à tenter, par mes humbles moyens, d’ouvrir les yeux. Non la technologie n’est pas une mauvaise chose. Oui je serai enchanté lorsque j’aurai un tel appareil chez moi pour jouer à me faire peur dans le dernier survival horror à la mode. Mais retenons cette citation d’Albert Einstein : “Je crains le jour où la technologie remplacera les interactions humaines. Nous aurons alors créé une génération d’IDIOTS.”. La philosophie n’est pratiquement plus enseignée aux scientifiques, à ceux qui participent à l’élaboration des technologies de demain. Je me souviens de mon prof de philo de terminale qui, lors d’une réunion parents profs, avait sorti que “la philosophie n’est de toute manière pas faite pour les scientifiques”. Ce à quoi je lui ai répondu par ces quelques mots : “Thalès, Pythagore, Descartes, Pacal, Newton, Freud, Hawking…”.

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Futurs ingénieurs, futurs créateurs, futurs acteurs de ce monde, n’oubliez pas l’Homme au milieu de tout ça. N’oubliez pas qu’il a une place. Et que Facebook n’est pas le monde. Pour aller plus loin je vous propose cet article qui développe le besoin d’intégrer la philosophie à l’enseignement scientifique.

 

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Sujet de l\'article
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Description
Mark Zuckerberg, le grand patron de Facebook, enferme les journalistes dans leur bulle
Auteur
Pierre Bernardeau
Pierre Bernardeau
Professionnel de la communication web, geek à plein temps, je suis toujours au top des tendances. Je déborde d’idées et je sais convertir un concept en réussite.

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